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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /2009 17:29
Ce soir, nous sommes vendredi, le 16 octobre et nous hébergeons aux portes de la capitale du Mexique :  Ciudad de Mexico.
Tout va bien.  Très bien même.  Jusqu’ici, les routes parcourues sont très belles, nous roulons à une vitesse moyenne de 100 km - heure.  Sur notre route, les gens sont très courtois.  Il y a beaucoup de policiers fortement armés et à cause de cela, on se sent en sécurité.

Cela ne fait que trois jours que nous sommes dans ce pays et on adore... tout... les gens, les couleurs, le soleil, les déserts, les palmiers, l’espagnol - c’est très doux à entendre. Même les chèvres, moutons, boeufs, vaches, chevaux qui se trouvent sur la voie d’accotement de notre route à deux voies... on les aime.  Eh non, il n’y semble pas avoir de clôtures entre la route et eux !

Jeudi soir, nous avons hébergé dans cette astenscia.

Pour ce week-end, nous avons la chance de passer le week-end dans la capitale chez un couple d'amis que nous avions connu au Québec.  Cela nous permettra de se reposer en très bonne compagnie, de bien manger et de faire le grand lavage des vêtements et des motocyclettes, c’est dû!

Vous savez sans doute que nous ne parlons pas espagnol, donc, lorsque l’on s’adresse aux personnes, nous utilisons le langage primaire, celui des enfants : nous parlons par signe.  Il nous faut beaucoup d’humilité et de patience.

De ne pas parler la langue, quelquefois, voilà ce que ça donne :

En quittant notre hôtel ce soir, nous avons demandé « par signe » au personnel de l’hôtel de nous indiquer un bon restaurant.  Avec diligence, le gentlemen de l'hôtel nous a accompagné pour nous reconduire au restaurant (c'est cela que l'on pensait), il a marché avec nous pendant quelques minutes. Savez-vous quoi?  On s'est retrouvé devant notre porte de chambre d'hôtel no 57; il a même ouvert la porte pour que l’on y rentre!

Là, nous ne savions plus quoi dire,  Je referme la porte de notre chambre, j’étais pliée en deux avec des éclats de rire en cascades et Jacques, perplexe, ébahi n'a plus dit un mot. C’est que nous n’avions pas encore mangé... notons que nous avions roulé plus de 500 km... dans le trafic…et il était 20 heures.  Alors, Jacques a téléphoné pour se faire venir un repas à la chambre, et 15 minutes plus tard, une personne se présentait à notre porte pour prendre notre commande… c’est que Jacques attendait encore sur la ligne téléphonique afin qu'on lui confirme que tout était beau... – ce qui veut dire que le personnel du restaurant ne comprenait pas ce que l’on voulait commander au téléphone, alors ils se sont présentés à notre porte… Ah ! Ah!

Et pour les transactions avec de la monnaie « pesos », là, c’est plus délicat car comme nous ne sommes pas habitués avec de la monnaie « pesos », on ne sait pas toujours quel « change » nous revient.  Alors, il nous arrive de nous trouver dans l’obligation de laisser les gens fouiller dans notre portefeuille pour prendre leur «change» ou encore, pour prendre ce qu’on leur doit !!!

Savez-vous ?  Nous faisons très confiance aux gens... ils nous regardent, regardent nos motos et notre accoutrement (casques, habits, bottes, motos), et nous sourions, ensemble, tout en se saluant de la tête au milieu des palmiers.

Ci-dessous, voici ce que je vois sur mon sac de réservoir :  le foulard JMJ d'Arianne,
la feuille orange en bas, c'est le petit mot de Jocelyne, la poupée de Lucie et Marco, le collier d'Isabelle et bien sûr, la carte géographique du pays que l'on traverse.


Oui, après seulement 3 jours à sillonner leur pays, nous avons juste le goût de mieux connaître ces gens.

Au plaisir,
Solange
Publié dans : Mexique : Oct09
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