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Gatineau (QC) à la Terre de Feu
La traversée des Amériques : 47 500 km... 6 mois... 2 motos...
Un rêve se réalise !
Jacques et Solange
Mardi, le 01 décembre 2009
Hier, les officiers de la douane ont estampillé nos passeports. Dans les pages de nos passeports, il est désormais inscrit : Republica del Ecuador – Migracion-PFR-Rumichaca – 30 nov
2009, 17:53.
Oui, nous sommes au pays de l’Équateur et il fait froid comme l’automne. La ville où nous nous trouvons s’appelle Tulcan et elle est située à une
altitude de 2900 mètres.
Rue de notre hôtel où nous résidons :
Notre hôtel est situé au Centre de la Place de l'Indépendance. Ceci est un des quatre écriteaux que l'on pouvait lire au pied de la statue ci-dessous :
Oui, vous aurez deviné l'image ci-dessous. En Équateur, beaucoup
de restaurants ont l'image du Christ au mur.
Dans cette ville, nous prenons un arrêt bien mérité de deux jours avant de continuer notre périple. Nous croyons atteindre le Pérou d’ici le week-end soit le 5 ou 6 décembre.
Traverser les frontières, c’est toujours très compliqué ! Chaque pays a ses règlements et ceux-ci semblent changer assez régulièrement. Alors, même si nous nous informons du mieux que
nous le pouvons, nous ne pouvons jamais être assurés d’avoir tout ce qu’il nous faut pour traverser le pays concerné. Ce qui est assez long également, c’est qu’il faut posséder les droits
de rouler avec nos motocyclettes. Mais, munie d’une très bonne patience et avec une bonne dose d’humour, ça va mieux… c’est moins difficile !
Nous, comment on va ? Très bien ! Eh oui, c’est vraiment vrai ! Physiquement, ce n’est pas facile de voyager en motocyclette. Nous sommes presque toujours dans les
montagnes – ici, la Cordillère des Andes –, donc, sous toutes températures.
Par exemple, à 7 h le matin, il fait frais, à 9 h, il fait froid, à 10h, on crève, à 11h, il pleut, à 13h, l’humidité est arrivée, à 16h, on gèle et à 17h30, le soleil s’est couché ! Il
fait très noir. Comme vous pouvez le deviner, sur les routes, il n’y a pas d’électricité ou très peu et c’est pour cela qu’il n’est pas recommandé de rouler à la tombée de la
nuit.
Chaque pays a ses habitudes de conduite. Sur les grandes routes principales, nous devons observer les chauffeurs de camions et d’automobiles pendant 3
ou 4 heures pour commencer à savoir comment faire pour rouler sécuritairement. Une fois que l’on a compris cela, ça va très bien. Mais là, il y les nids de poule sur les pavés !
À partir du Mexique, les nids de poule deviennent des nids « d’autruche », soit des gros trous assez profonds dans le pavé. Donc, il y a souvent danger de crevaison. D’ailleurs, il
n’est pas rare de voir des personnes sur le bord de la route en train de faire un changement de pneu.
Sur la route hier, il y avait un gros chien qui dormait au beau milieu de l’autoroute !
Lorsque que nous traversons les villages, il y a chevaux, vaches, veaux, chèvres, chiens errants qui traversent la « Panaméricaine »en même temps que
nous. La Panaméricaine est l’autoroute qui traverse toute l’Amérique Centrale et l’Amérique du Sud. Peut-être aussi l’Amérique du Nord, je ne sais pas. Sur cette route pavée où
nous roulons, nous apercevons les routes transversales qui sont pour la plupart du temps, en terre battue et toutes les maisons sont couvertes de toits de tôles. Disons-le : c’est
très rustique !
Il y a beaucoup de marchands sur le bord des routes. Quand nous devons ralentir à cause du trafic intense, il y a même des marchands qui tiennent des
chiots dans leurs mains en nous les offrant. Avec un grand sourire et en masse de signes gestuels, nous leur faisons comprendre que nous n’avons pas de place sur les motocyclettes pour les
chiots.
La dame assise en arrière du motocycliste tient un coq "bien en vie" dans ses mains. Ici, la motocyclette a de multiples usages. Jacques et moi restons toujours surpris de voir
cela.
Enfin, lorsque nous sommes dans l’obligation de traverser les grandes villes, oh la la, c’est tout un défi ! Les
premières fois, je pensais jamais y arriver. Les arrêts-stop ne sont jamais observés. On passe quand on peut et on passe « tout » en même temps. Quand j’écris « tout », cela
inclut chiens errants marchant lentement, tête baissée, vélos, piétons (hommes, femmes, enfants), camions lourds, automobiles, chevaux avec cavaliers, chevaux avec attelages, camionnettes avec
plein de monde dans la boite du camion, beaucoup de petites motocyclettes (petites cylindrées – 125cc) qui nous dépassent par la droite ou par la gauche, peu importe. Et, il y a toujours la
présence des nids de poule dans le pavé. Dans ces moments, je suis Jacques le plus près possible de sa moto et lui s’occupe du reste… il est excellent chauffeur, vous savez !
Heureusement, que nos motocyclettes sont très maniables, beaucoup plus qu’une automobile. Ce serait impossible pour moi de conduire ici au volant
d’une automobile. Une automobile, c’est ben trop large !
À part cela et à cause de cela, nous vivons une expérience très intense. Les paysages sont fabuleux, tout est à photographier ! Les gens sont d’une très grande gentillesse et
démontrent beaucoup d’intérêt en nous voyant. En effet, lorsque nous passons sur les routes, régulièrement les gens nous saluent de la main en nous faisant un grand signe affirmatif de la
tête ! Voyez-vous, nous ne pouvons passez inaperçus. Avec tous nos bagages sur nos motos, il est évident que nous sommes vus comme de grands voyageurs. Sur les routes, ils sont
rares les personnes qui voyagent comme nous, en motocyclette. Et ici, nous croisons très rarement des personnes avec des cylindrées comme les nôtres.
De voyager à deux, dans des conditions pas toujours facile – le niveau de vie ici est beaucoup moins élevé qu’au Canada – l’esprit d’entraide devient
prioritaire et très fort. Justement, la semaine passée, ma fille m’a demandé comment je vivais cela en étant 24 heures sur 24 avec son père. Je lui ai répondu que peut-être que parce
que nous sommes dans des conditions matérielles assez difficiles, on a vraiment besoin l’un de l’autre, ce qui fait que l’on apprécie davantage l’autre et aussi, on a le "pardon" plus
facile.
L’expérience se vit vraiment sur la route, chaque pays est différent. Ses maisons sont différentes, les personnes aussi. Et comme nous ne
faisons que traverser chaque pays, cela fait tout drôle de s’adapter visuellement à ce que nous voyons tous les jours, chaque jour.
Oui, nous voyons de la richesse comme nous en n’avions jamais vu auparavant et tout autour, plus bas, nous voyons de la très grande pauvreté. En
Colombie, lorsque je traversais les montagnes sachant que les guérillas sont cachées derrière ces magnifiques paysages, lorsque je passais dans les villes, voyant une telle richesse côtoyer une
telle pauvreté… je ne sais pas… Ça doit être pour cela que les guerres existent… à cause des trop grandes inégalités. Je sais qu'au
Canada, le monde entier nous regarde en pensant que nous sommes privilégiés et le monde entier a peut-être raison. On n’est pas constamment en mode survie « matériellement » !
Et l’humanité étant ce qu’elle est, non parfaite, j'ai moi aussi souvent vu du "mal de vivre" dans mon pays natal. Ici, dans ses pays en voie de développement, je ne sais pas si ce "mal de
vivre" est aussi présent au sein de la population.
Voyager comme nous le faisons, cela fait réfléchir. Et je suis très contente d’être âgée de plus de 50 ans pour vivre cela. Vous savez, en
motocyclette, nous sommes pendant des heures et des heures à rouler en solitaire. Pour moi, c’est une très bonne façon de voyager.
Parce que nous traversons les pays par voies terrestres, nous voyons un peu de tout, des endroits pour touristes et des endroits peu fréquentés par les touristes. Donc, nous sommes dans
l’obligation également d’arrêter dans les restaurants dits «typiques», nous mangeons vraiment la nourriture de la place – Jacques et moi avons de la difficulté à s’adapter à cette cuisine, pour
ma part, il me semble que tout a le même goût et mes intestins crient, des fois – en fait, pour dire la vérité, nous ne savons pas toujours ce que nous mangeons excepté pour le poulet, il est
très bien apprêté et très bon !
Jour du marché au San Salvador :
En voyageant en motocyclette, imaginez, nous sommes constamment dehors, nous avons toujours l’impression que le ciel est directement sur nos têtes, sous toutes températures, avec toutes les
senteurs de la terre et ce, de l’hémisphère nord à l’hémisphère sud. Imaginez ! Tôt le matin, les chants d’oiseaux sont souvent différents d’un pays à l’autre. Et enfin, parce
que nous voyageons en motocyclette – tous les motocyclistes vous le diront – en roulant, nous éprouvons toujours un sentiment de très grande liberté !
Sur la route qui traverse le Panama :
Nous espérons toujours atteindre notre objectif, soit au 1er janvier 2010, d’être à Terre de Feu. Présentement, sur notre itinéraire, nous avons quelques jours de retard. Nous ne
roulons pas vite mais longtemps. Normalement, nous prenons la route à 7 h le matin et nous commençons à chercher un gîte vers 16 h.
Demain, nous partons pour ce qui est appelé « La Route des Volcans » qui s’étend sur une longueur de 133 kilomètres, soit de Otavalo à Cuenca en
Équateur. Cette route est à trois heures d’ici.
J’espère que nous prendrons de très belles photos pour pouvoir vous faire voyager un peu plus avec nous !
J’ai très hâte de repartir et Jacques aussi !
Solange
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je m inquietais de ne pas avoir plus de nouvelles!
je les attends toujours avec impatience!
je voyage avec vous!!!
que dieu vous protege!!!
lucie
Hablan el espanol con la gente ? Es importante praticar ! Besos
On pense beaucoup à vous et on vous souhaite de belles découvertes, de la chance et du plaisir! Passez un Feliz Navidad avec les gens de la place.... ils fêtent ça en grand!
Amitiés,
José et Jeanne