OUCH !
Lorsque nous étions au Pérou, à quelques kilomètres de la Linéa de Nasca, le 11 décembre dernier, pour la première fois depuis l'an 2000, ma moto a frappé le sol involontairement. Solange
et moi roulions dans les montagnes, paysages arides avec routes en forme de lacets, très belles courbes ce que tout motocycliste rêve de vivre...
Dans une de ces courbes en forme de 180 degrés, un véhicule y laissa une longue trace d'huile sur le pavé neuf, donc noir, ce qui occasionna que la trace d'huile était presque invisible. Ce
qui devait arriver, arriva ! La moto a glissé sur la flaque d'huile d'un vouvoiement de gauche à droite pour finalement choisir le côté gauche.
Suite à la chute, je me suis aussitôt relevé, souffle coupé, cherchant mon air, pour indiquer à Solange qui me suivait, de contourner cette flaque d'huile, ce qu'elle fit.
Dommages physiques : ecchymoses, douleurs aux côtes du côté gauche (possiblement, côtes fêlées), deux genoux égratignés. J'ai dit à Solange que mes genoux ressemblaient aux genoux de
quelqu'un qui aurait monté les marches de l'Oratoire Saint-Joseph à genoux. Qui l'aurait cru ?
Dommages psychiques : orgueil égratigné, un peu, sachant que la situation était incontournable. Peur instantanée que le voyage soit foutu ! Et peur instantanée.
Dommages matériels : clignotants avant gauche cassé, carrelage cassé mais réparable, repose-pied avant gauche cassé, couvercle de sacoche arrière gauche démonté mais réparable, support de «
crash bar » cassé, manteau de moto déchiré à quelques endroits (depuis longtemps, je cherchais une bonne raison pour le remplacer...), pantalon de moto déchiré, bottes de pluie de motos déchirées
et gants de cuir abimés.
Ci-dessous, 15 minutes après ma chute :
Un bon samaritain d'Allemagne du nom d'Ingo s'arrêta en moto pour m'aider à remettre la moto sur la route en réparant valises et carrelage.
Environ une heure après l'incident, j'ai vérifié la trace d'huile et elle avait disparue, imbibée par le pavé neuf.
Donc, avoir passé au même endroit une heure plus tard, rien de cela ne serait arrivé !
J'ai été chanceux dans ma malchance. Si vous remarquez la croix à droite de la photo ci-dessus, cela veut dire qu'il y en a un qui a été moins chanceux que moi, dans la même courbe...
Voyez-vous la trace d'huile sur la photo ci-haut ?
Les pièces de remplacement pour réparer la moto ont été commandées et sont déjà en route pour l’Argentine. Nous resterons plus longtemps que prévu à Mendoza, Argentine pour
l’attente des pièces et la réparation de ma motocyclette. J’en profiterai pour faire la maintenance des deux motos : nouveaux pneus, changement d’huile, etc.
Jacques
OUPS !
Ayant stationné les motos hors de notre vision, le temps de diner, un gentilhomme s’est présenté et nous a offert de surveiller nos motos pendant que nous
étions à l’intérieur du restaurant. J’ai trouvé cette personne très aimable et j’ai dit oui ! Il se révéla que c’était un agent double : « Ce qui devait être surveillé a été
volé par le surveillant ».
Donc, nous n’avons plus de caméra, plus de couteau multi-fonctions (que j’aimais beaucoup), trousse d’urgence de premiers soins disparu ainsi que le chargeur pour le cellulaire. J’avais l’intention de payer le surveillant lorsqu’il m’a offert de surveiller les motos.
Une chance que je ne l’ai pas payé, cela aurait été le comble du ridicule : Payer pour être volé !
Jacques
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